À propos d’Utopie Sonore ★ 2017

« Un engagement, une vision, un sens du collectif »
Portraits d’utopistes sonores

Éloïse Plantrou, Syntone n°11 / automne 2017 (avec les photos de Clémence Fermé)

Récréation Sonore : Utopie Sonore #2
Podcast Récréation Sonore du 1er octobre
« Pour cette émission de rentrée, Récréation Sonore vous emmène dans la Cour des Aulnays, à Challain-la-Poterie dans le Maine-et-Loire.
Là-bas, du 23 au 27 août 2017, s’est déroulée la deuxième édition d’Utopie Sonore, cette résidence radiophonique ouverte, cette joyeuse colonie de vacances acousmatique, ce long week-end à la campagne. Inventée et portée par le Bruitagène, Utopie Sonore a rassemblé une centaine de participants, dans un manoir un peu suédois, très chaleureux et complètement antispéciste.
Au programme : cartes postales, créations in situ et collectives en extraits ou en intégralité, dont le savoureux Guide de survie en état d’urgence. »
Récréation sonore, Radio Campus Paris / 1er octobre 2017

L’Heure de pointe, Utopie ★ Sonore 2017
« Table ronde autour de la deuxième édition d’Utopie Sonore, ateliers et créations collectives en résidence ouverte qui s’est tenu du 24 au 27 août dernier. »

Radio Panik (Bruxelles) / 12 septembre 2017

À propos de la création sonore et à l’occasion du festival Bruits

Podcast
« La création sonore c’est quoi ? Est-ce seulement artistique et créatif ? Comment faire ? Peut-on apporter de l’information dans une création sonore ?

Une heure et demie d’échanges et d’écoute de pièces sonores pour aller plus loin dans l’écoute et la compréhension de cette pratique qui peut être radiophonique, documentaire, créatrice, étrange ou douce, en intérieur ou en extérieur.
Pour échanger avec nous :
– Anne-Laure Lejosne – documentariste et auteure sonore
– Anaïs Denaux du collectif Le Bruitagène
– Axelle Fougeray – journaliste et documentariste radio
– Maurin Zahnd – bruiteur sonore
– Julien Barrault, membre de Opus Bleu et de l’organisation du festival Bruits
– Aurélien Frances – journaliste et documentariste sonore
Bruits, festival audioscénique, met en mouvement le son à travers une diversité de propositions : installations sonores, performances, salon d’écoute, ateliers. Bruits transforme Pol’N en une station radio à écouter et à voir  samedi 10 Juin à partir de 15h et dimanche 11 Juin à partir de 12h30. »
Radio Prun’, émission spéciale / 9 juin 2017

À propos des radios en luttes, table ronde à Longueur d’Ondes 2017


Radio Campus France / 7 février 2017

« La faucille et le micro
Podcast
Le dimanche 5 février 2017, ils étaient pas moins de six intervenants en puits de lumière du Quartz pour discuter du thème des radios en lutte. Antoine Chao et Karim Benzidani de Radio Debout, Anaïs Denaux et Delphine Gourlay du Bruitagène de Nantes, Adèle Melendez et Pierre Guirriec de Radio Pikez !, ont échangé durant un peu plus d’une heure face à un public attentif et nombreux.
Pourquoi la radio est-elle un média de choix pour la lutte ? Un débat mené de front par Solal Hellio, de Radio U. »
Oufipo / Février 2017

À propos de Aujourd’hui 5 octobre 2015

« Dialogue par-delà la vie et la mort
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Joséphine Lebard, Télérama (TT) / 2 novembre 2016

 À propos d’Utopie Sonore ★ 2016

« Utopie Sonore : du peps dans la création
Le petit monde de la radio indépendante se situe dans des recoins pas toujours faciles à (faire) reconnaître. Une rencontre de trois jours à la fin de l’été a démontré que ces recoins peuvent être accueillants et créatifs. Rassemblant plus de 110 participant·es les 26, 27 et 28 août 2016 dans un manoir angevin, Utopie Sonore a été organisée de manière humble et humaine, à l’image du collectif qui en a eu l’initiative : le Bruitagène. Impressions.
Dans un domaine quelque part au milieu du triangle Nantes-Angers-Rennes, vous trouverez un champ, un petit étang et une enceinte de pierre qui s’est moulée en lieu de rendez-vous de celles et ceux qui voulaient clore l’été en création radiophonique. L’événement portait un nom qui interpelle : Utopie sonore. C’est en arrivant qu’on y a découvert le menu : ‘Prenez-vous en main, on va vivre ensemble pendant trois jours et, surtout, venez avec ce que vous avez’. L’invitation se voulait donc ouverte : ‘bidouiller’ de la radio suffisait pour participer. L’envie d’organiser cette ‘colonie de vacances bordélique et acousmatique’ [lire notre
article pré-événement en mars dernier] est partie d’un manque quelque part, d’une frustration diffuse qui se manifestait particulièrement en retour de festivals (de radio) : insuffisance d’échanges de pratiques avec d’autres personnes engagées dans le monde de la création radiophonique, manque de temps, difficultés à trouver sa place dans le milieu de la radio.

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Dans la cour du manoir, un tapis, un programme plié. (Photo Creative Commons BY-NC : Bastien Brillard)

De 25 à 45 ans, avec une majorité de femmes, elles et ils étaient venu·es de tous horizons géographiques. Auditrices/teurs assidu·es ou travailleur·ses de radios associatives, celles et ceux qui font tourner les émissions de création sonore de ci, de là, musicien·nes électroacoustiques, documentaristes, médiactivistes… du plus usuel au plus expérimental.
L’équipe nantaise du Bruitagène a déniché l’inespérée amphitryonne, qui a ouvert son chez-soi à la centaine de personnes de passage ou en camping, sur les trois jours : Geneviève, propriétaire du manoir de la Cour des Aulnays, ses chiens, ses chats et sa truie vietnamienne. La description est un peu idyllique, mais il y avait une utopie à réaliser, et cela inclut les tours de vaisselle, les rendez-vous café-épluche du matin, le vidage des toilettes sèches et le portage de l’eau, pour la douche, au soleil. Cette planification, plutôt pas consumériste, a apporté du charme à la rencontre.
Pour le paysage, cela donne : un espace sur le tapis devant la maison destiné au studio mobile de la webradio itinérante Friture, des ateliers au frais dans la chapelle remplie de canapés sur terre battue, les dépendances autour du manoir arrangées en grande salle à manger, d’autres salles pour les ateliers de musique. Avec, toujours, toujours, une radio qui grésille et quelques personnes autour, dans la cour.
Des créations collectives

Et de une : la Radio Couse Main, ce joyeux attroupement de volontaires qui n’ont que leurs voix et corps à disposition pour proposer une émission en direct [lire notre article La radio mise à nu par ses voix, même, par Juliette Volcler, octobre 2015], a constitué un nouveau collectif à la Cour des Aulnays : tenant lieu de rideau acousmatique, la porte coulissante d’une étable a même failli se décrocher pendant la performance nocturne. Côté public, on entendait les sons, les voix, on voyait les pieds, les jupes, les chaussettes danser sous la porte. On a même découvert un talent, une slameuse que l’on ne connaissait pas. L’ensemble, d’une belle couture, est en ligne.
Et de deux : ‘Qui est Robert ?  Votre mission : cinq minutes de son brut pour y répondre, vous avez jusqu’à vendredi 22h33.’ Certain·es d’entre nous ont reçu ces petits messages sur papier, arbitrairement choisis pour résoudre un mystère, collecter des indices, du son sur l’identité de cet homme. Personne n’a suivi la chaîne de fabrication de A à Z : les sons, une fois récoltés ont été pris en main par d’autres, trois réalisateurs dont nous avons écouté le travail ensemble dans la cour de la ferme, le dimanche soir. Sans vraiment le savoir, nous avions créé une pièce sonore dévoilant une histoire toute personnelle des lieux où nous nous trouvions.
Et de trois : ‘Ramenez des sons de lutte’ nous avait proposé Utopie Sonore à l’heure des invitations. Sons issus du réel, luttes de tous poils, au-delà de la dernière, la période de Radio Debout et de l’opposition à la Loi Travail. De cette matière, il s’agissait de faire un pas vers la fiction autour de l’expression ‘la présidentielle n’aura pas lieu’, variante sonore de la proposition littéraire du webzine Lundi Matin. La pièce produite part sur une voix, féminine, posée : ‘Tu vois, au milieu d’une rue, y avait plein de gens, ils répétaient des trucs, c’était comme des incantations’. L’atelier a fonctionné comme le précédent : fabriquer une pièce sonore sans jamais avoir la main sur toutes les étapes. Le tout était encadré par un réalisateur radio dont le but était de montrer au groupe comment il abordait un montage dans son quotidien, mais surtout pour le réaliser ensemble : étonnamment, les décisions à vingt-cinq ont été prises de manière fluide, quand bien même ces personnes n’étaient pas toujours les mêmes d’un jour à l’autre. Le travail est collectif sous tous ses aspects, la matière sonore fournie par l’ensemble des participants d’Utopie Sonore, les voix, celles des comédiennes présentes aux rencontres, et le texte, une écriture à six mains, soumise au collectif.
C’est peut-être ce qui manque à la radio : les moyens et le temps d’expérimenter ensemble. Le relâchement de fin d’été et la fraîcheur d’un rendez-vous pas écrit d’avance a donné de magnifiques moments, des expériences à refaire, riches d’enseignement, pas d’égo renâclant pour défendre une idée. À conseiller à tous les producteurs et productrices de radio, de tous bords.

Vidéo : Béatrice André, sur un extrait de la performance de la Radio cousue main.

Une programmation souple et ouverte

Le cadre ouvrait ce possible : moulé à l’image des participant·es, qui à leur tour ont mis leur patte, et construit la flexible programmation proposée par le Bruitagène. Les échanges ont surtout tourné autour des pratiques : entre autres, l’atelier ‘La radio pour parler du travail’, à partir de l’expérience de l’émission La parole au travail, diffusée sur Radio Grenouille. Et de techniques, abordées dans autant d’ateliers différents : la prise de son en stéréo, la prise de son binaurale et le micro panoramique, la fabrication de bonnettes anti-vent faites maison et de micros contacts, la découverte d’un logiciel (Usine)… toutes proposées par divers·es participant·es, temps d’échanges qui se sont ajoutés spontanément au programme.
Dans un courriel à la rentrée, l’équipe d’Utopie Sonore s’est émue de l’émulation rencontrée : ‘Nous sommes ébahis du résultat. Vous avez fait plus que jouer le jeu, vous l’avez inventé à multiples facettes. Les possibles éclosent et vous en avez été l’essence. Merci beaucoup à votre inventivité, à votre sérieux, à votre aisance, à votre humour, à votre talent, aux monteurs, aux retardataires géniales, aux voix, aux rédacteurs, aux pieds dansants sous la porte, merci à ceux qui parlent et ceux qui regardent, merci de votre écoute.’
Malgré la somme de stimulations sonores de l’événement, les retours critiques réclament, eux, plus de temps d’écoute. Ne pas surcharger un programme permet toutefois de faire les choses avec le temps et de privilégier les échanges. L’événement a généré une masse de travail exponentielle à l’équipe organisatrice, sur un événement financé par l’unique pré-réservation des repas par 90 participant·es. C’est cette idée qui a pris le relais sur celle d’un financement participatif qui, elle, a sauté en cours d’été. Pas d’utopie sonore sans l’énergie de son socle organisateur. Espérons qu’une nouvelle alchimie pourra se créer dans le futur. Le message aura été : la radio est plus vivante que jamais. »
Béatrice André, Syntone / 13 octobre 2016

« Récréation Sonore : Utopie Sonore
Podcast Récréation Sonore du 2 octobre
« Ce dimanche Récréation Sonore fait sa rentrée en se réjouissant d’accueillir la Radio Cousue Main dans son créneau chaque dernier dimanche du mois et en se remémorant ces trois jours de fin d’été passés dans un manoir enchanté entre Nantes, Rennes et Angers, à créer.
Utopie Sonore, une initiative bien inspirée du collectif nantais Le Bruitagène qui a lancé ces trois jours de rencontre dans un endroit qui vaut bien de parcourir quelques kilomètres où nous avons tout à loisir devisé, réfléchi, discuté, créé, festoyé, festoyé, festoyé, écouté, restitué. On pourrait appeler ça une colonie de vacances bordélique et acoustique, un summer camp décadent et sonore, une utopie joyeuse et radiophonique, ou plus mystérieusement un long weekend à la campagne.
Vous aurez le plaisir d’écouter :
– une carte postale d’Utopie Sonore 2016 concoctée par Guisane Humeau
– la Cousue Main d’Utopie Sonore 2016 par la Radio Cousue Main et ses adeptes
– une interview de Geneviève réalisée par Friture
– des extraits d’improvisations musicales réalisées dans le Four à Pain avec Chloé puis avec Fred & Yoann, Spoutnik, Boris, José, Lise-Marie »
Podcast Récréation Sonore du 9 octobre
« Ce dimanche Récréation Sonore vous propose le deuxième volet de sa virée de fin d’été à Utopie Sonore. […]
Et cette semaine, c’est le résultat de ces invitations à créations, collectives ou non, instillées par Le Bruitagène  que vous aurez le plaisir d’écouter :
La Présidentielle n’aura pas lieu : par Théo et Jean-Marie, par Mathilde et Noémie, issue de l’atelier avec Christophe Rault
Qui est Robert ? : par Joyce Conroy-Aktouche, par Christophe, par Romain, par Jules et Fanny, par Antoine, Karim et Christophe R à partir des sons fournis par les participants
– et des extraits de Radio Friture »
Ces émissions ont été préparées et réalisées par Joyce Conroy-Aktouche, Pascaline Baumard et Estelle Duluc.
Récréation sonore, Radio Campus Paris 1 & 2 / 2 & 9 octobre 2016

À propos de Tension, Radio Debout Nantes

« L’an 02 : Vendredi 67 mars 2016, ça crève les yeux…
Hors les places. Aux périphéries des rues, des places de la République, des places de la Liberté… Aux centres des villes où #NuitDebout s’essaye et se vit de la parole retrouvée, s’insinue la violence répressive pour essayer d’en découdre, de découdre un mouvement qui se tisse dans toutes les franges de la population et qui implique les femmes et les hommes : artistes, intellectuels, travailleurs, sans-voix et sans-papiers.
Radio Debout Nantes en témoigne dans le son ci-dessous, comme aux moments les plus forts des affrontements de Mai 68 où les reporters de Radio-Luxembourg (RTL) et d’Europe n°1 se prenaient les pavés sur la tronche et les lacrymo dans les yeux et, où les auditeurs suivaient atterrés, sur ces deux radios généralistes, que le Préfet Grimaud avait dénoncées au prétexte d’être devenues ‘Radio Barricades‘.
Dans son reportage Anaïs Denaux, nous donne aussi à entendre le chant des femmes, debout et, toujours en lutte… (Le Bruitagène) »
Fañch,
Radio Fañch / 6 mai 2016

À propos d’Utopie Sonore ★ 2016

« Utopie Sonore : ‘une colonie de vacances bordélique et acousmatique’
Quand, dans une boutade, on suggère au Bruitagène de répondre à nos questions en haïkus, on en reçoit aussitôt un de Pierre Laisne :
Dans le ciel /
Lumière sur le dos / Je cours
Le Bruitagène, ‘groupe informel d’idéalistes désorganisés’ engagé dans la création sonore, aime les défis, l’invention et l’amitié. Et, avec quelques électrons libres qui ne font pas partie du collectif nantais, il propose les 26, 27 et 28 août 2016 dans le Maine-et-Loire une rencontre d’un genre nouveau intitulée
Utopie Sonore : ‘On pourrait appeler ça une colonie de vacances bordélique et acousmatique, un summer camp décadent et sonore, une utopie joyeuse et radiophonique, ou plus mystérieusement un long weekend ‘à la campagne’. Trois jours de camping gratuit pour causer, partager les pratiques, animer ou participer à un atelier, élaborer des créations collectives ou proposer des écoutes : ‘Utopie Sonore se fera maison, DIY, beatnik, comme on peut.’ Entretien avec Anaïs Denaux, membre de l’organisation.

Photo Geneviève Karlsson
Photo Geneviève Karlsson

Comment est née l’idée de ce weekend ?
Côté création, l’idée d’Utopie Sonore est née un lendemain de fête sur le constat que, parmi les indépendants, nous n’avons pas assez de moments de partage dans notre pratique radiophonique, et que nous rêvions non seulement d’échanges mais aussi de pratiquer collectivement et d’en avoir le temps. Côté réflexion, Utopie Sonore résulte du besoin, évoqué lors de la Rencontre des radios engagées organisées par l’Addor le 25 octobre dernier, de croiser nos pratiques artistiques et militantes.
Pourquoi l’utopie ?

À plusieurs titres : d’abord parce que nous voulons regarder ce que nous pouvons devenir plutôt que ce la radio a été (même si la mémoire y joue tout son rôle). Ensuite parce que nous pressentons la possibilité de croiser l’esthète et le populaire, le militant et l’artiste, la réflexion et le sensible – le son, la radio offre des milliards de friches à explorer. Enfin, parce qu’il s’agit de défendre un média qui appartient à tous, qui a souvent été le médium de la résistance et de la lutte, et que nous refusons qu’il devienne une forme artistique uniquement éthérée, obscure et élitiste. Ceci étant, dans « utopie » il y a surtout beaucoup d’élan et peu de certitudes !
– Et pourquoi ce cap sur le collectif ?

Parce qu’à plusieurs on est plus forts, plus intelligents et plus festifs. Nous avons cette expérience-là au Bruitagène : quel que soit le temps apporté à la réalisation d’une création, le frottement des cerveaux et le croisement des regards ajoutent toujours quelque chose de mieux, une exigence. Or, si la création solitaire arrive toujours à prendre sa place (si tant est qu’on en ait le temps), le collectif demande une liberté et une logistique qui nous sont de plus en plus rarement offertes : il est temps de nous les réapproprier. Pour ça, il faut être plusieurs.
Envisagez d’en faire un rendez-vous régulier ?

Nous serions hyper fiers de voir ce rendez-vous se répéter sur plusieurs années, et nous y œuvrerons. Mais l’idée est évidemment de garder une totale indépendance et d’éviter à tout prix la logoïsation de l’événement. La création radiophonique est un espace encore très libre, on peut s’y inventer. Nous aimons l’idée d’une pratique traversée de transmissions des savoir-faire, et qui préserverait la dimension populaire du média. Mais Utopie Sonore ayant pour but de faire des choses ensemble, la suite dépendra surtout de ce que nous faisons de cette première. Pour l’instant, on fonce vers l’inconnu mais avec envie.
Rendez-vous, donc, les 26, 27 & 28 août 2016 à la Cour des Aulnays. Informations, discussions, inscriptions par ici : http://www.lebruitagene.info/utopie-sonore. »
Juliette Volcler, Syntone / 18 mars 2016

Le Bruitagène sur les ondes de Récréation sonore depuis le festival Longueur d’Ondes 2016

Podcast
Récréation sonore, Radio Campus Paris / 7 février 2016

À propos de Delphine Gourlay (membre du Bruitagène)

« Delphine Gourlay : Interventionnisme sonore
Radiophoniste et métaforeuse du réel, performance sonore – 10min

J’aime assez l’idée que, du coup, je vais faire avec et devoir me défaire de ma manière de faire sur ce sujet que je sonde depuis toujours et j’aime encore le fait que l’idée d’aller demander aux autres comment faire ce que vous me demandez de faire soit justement peut-être ma manière de faire. Le reporter reste quand même celui qui va demander aux autres comment ça va pour rapporter le réel. C’est pas plus compliqué que ça.‘ Delphine Gourlay à propos de la carte blanche…
Entre autres étranges activités, Delphine Gourlay fut journaliste. Reporter, portraitiste, confidente et témoin, inlassable questionneuse d’un réel qui ne lui va pas bien, passionnée par l’histoire française du chômage, les migrations, les territoires en marge et le terrorisme, spécialiste de l’Algérie. Radiosoliste engagée et intimiste, elle se fit électron libre à France Inter, où elle collabora notamment avec Zoé Varier et Daniel Mermet, et travailla régulièrement au sein du quotidien algérien francophone El Watan. Elle est aujourd’hui un membre neuf du collectif sonore nantais Le Bruitagène. »
Conflit(s) / 3 février 2016

À propos de L’Étreinte

« Chuchotis de ma mamie
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Joséphine Lebard,
Télérama (TTT) / 20 janvier 2016

À propos de l’apéro d’écoute radiophonique Radios engagées organisée par Addor

Avec Comme un bruit qui court, Jef Klak, Escuchatorio et Le Bruitagène le 25 octobre 2015
Réécoutez la rencontre ici sur le site de l’Addor

« Apéro d’écoute radio : une larme de magie, une tasse de révolte, un flot d’émotion
L’Association pour le développement du documentaire radiophonique organisait dimanche 25 octobre à Paris une soirée d’écoute de créations radiophoniques qui défendent une autre vision de la société. Immersion.
Dimanche 18 heures, le moment où le blues de fin de week-end s’installe au creux du ventre. Le 25 octobre, on y échappe en rejoignant la trentaine de personnes réunies au Lieu-Dit, un café du 20e arrondissement de Paris. Y a lieu un ‘apéro d’écoute’ consacré aux radios engagées, proposé par l’Association pour le développement du documentaire radiophonique (Addor, auteure d’un guide du documentariste sonore bien ficelé).
‘L’idée nous en est venue au moment de la grève à Radio France, explique la documentariste Aline Penitot, organisatrice avec sa consœur Hélène Cœur de l’événement. En cette période grise – voire brune – nous avons cherché des endroits ouvrant des espaces critiques et sensibles à la fois. Nous avons réalisé que des collectifs offraient ces possibilités.’ Raclement de chaises, de gorges. Un demi-cercle se forme autour de la table où les organisatrices et leurs invités ont pris place. À chaque rencontre, nous nous serons un peu déplacés, et pas seulement géographiquement’, promet Aline Penitot.
Le collectif nantais Le Bruitagène, groupe de militants ‘ni journalistes, ni ingénieurs du son’, ouvre le bal. Parmi les trois extraits diffusés, Centrale de nettoyage, une plongée dans les bains-douches de Nantes. ‘On tient à une qualité de service, explique l’un des responsables du lieu. Sinon, on met tout le monde à poil, en ligne et on passe le Kärcher. Ici, on ne fait pas de la gestion de l’hygiène des pauvres.’ Dans ce documentaire, les réalisateurs ont choisi de s’effacer : ‘Petit-à-petit, nous avons enlevé nos voix, raconte la productrice Marie Jouhet. Nous ne voulons pas indiquer ce qu’il faut penser, nous positionner pour ou contre quelque chose, mais donner envie de réfléchir.’
Bijou sonore
Ce que fait ensuite Hélène Cœur, en lisant en italien un extrait de la déclaration de l’écrivain italien Erri de Luca — faite lors du procès qui lui fut intenté pour avoir incité à saboter une ligne de TGV. Puis c’est au tour des membres de Jef Klak, revue de critique sociale accompagnée d’un CD, de proposer Sorcière, sorcières. Un étrange objet signé Élisa Monteil et Raphaël Mouterde, entre fiction littéraire, reportage et essai historique, sur la condition des sorcières à travers les âges. Furibards, certains auditeurs se tournent vers un guitariste qui grattouille son instrument en terrasse. Il trouble l’écoute religieuse de ce bijou sonore qui questionne habilement la magie du féminin… et les peurs que sa puissance suscite. ‘Trouver du politique, du poétique‘ : la mission que s’est fixée Jef Klak est accomplie. Et les oreilles présentes frémissent d’excitation quand les membres du collectif annoncent travailler… à dix à l’écriture d’un western sonore.
L’écoute collective se poursuit autour de deux productions : un extrait d’Escuchatorio, programme de 43 heures dédié à 43 étudiants mexicains disparus à Iguala en 2014 ; et un morceau du reportage d’Antoine Chao sur le même thème. Le coproducteur de Comme un bruit qui court sur France Inter (une émission réalisée ‘de façon collégiale’, précise-t-il), avait accompagné des familles parties à la recherche des corps de leurs disparus. Il décrit la découverte ‘d’un T-shirt rouge enterré’, avec ‘plein de mouches, une odeur de macchabée…’. Et puis ‘ces vautours qui se mettent à tourner autour de la zone où la fosse a été trouvée.’ Dans la salle, l’auditoire déglutit, ferme les yeux. Le silence s’épaissit, couvert d’une chape de gravité. ‘Le chauffeur de taxi qui accompagnait les familles et cherchait les corps a reçu des menaces, raconte le reporter. Il a été assassiné en août dernier.’ Reste la voix de ce dernier, qui contre le sentiment d’abattement ambiant : ‘Il n’y a plus de raisons de se taire. Il faut que tout le monde se bouge et s’unisse’. »
Joséphine Lebard, Télérama.fr / 27 octobre 2015

À propos de Les Sentinelles

« Les parcours se croisent et ne se ressemblent pas. Du moins, au début, avant de vivre la rue. Les Sentinelles commence au bout du fil, quand pendant quelques secondes, on écoute en boucle le répondeur aseptisé du 115, avant d’apprendre par le premier témoin qu’il faut attendre 25 minutes. Ce documentaire radiophonique mêle les expériences, il laisse la place à la parole, les voix de personnes qui vivent la rue, celles de travailleurs sociaux qui, au quotidien, les accompagnent. Un très beau documentaire du collectif nantais Le Bruitagène qui soulève tout un tas de questions, se fait relai de réalités importantes à diffuser. »
Éloïse Plantrou, Le Clapotis d’Élo (blog) / 2 mai 2015

Le Bruitagène à L’Atelier du son de Thomas Baumgartner, en compagnie de Stéphane Marin d’Espaces Sonores

Podcast sur franceculture.fr
« Dans la deuxième partie, contrairement aux apparences, il n’y aura qu’une voix, celui du collectif nantais Le Bruitagène. Existant comme tel depuis 2011, Le Bruitagène s’installe franchement dans le paysage sonore, riche ces dernières années d’initiatives indépendantes fortement recommandables. »
Thomas Baumgartner, L’Atelier du Son, France Culture / 18 avril 2014

À propos de Une Histoire russe

« Foison
« Le collectif Le Bruitagène passe la vitesse supérieure : nouveau site, nouvelle présentation, foison d’œuvres sonores. On se régale. On écoute par exemple Une Histoire russe, Olga entre exil, folie, veuvage et expulsion qui nous emmène là où on ne s’y attend pas. »
Hervé Marchon,
Écrans, Libération / 14 mars 2014

À propos de Veuillez patienter quelques instants au côté de Cerveau droit de Pascale Pascariello

« Il est riche à millions. Il n’a plus rien. Il vit à l’hôtel en Suisse. Il campe devant sa banque depuis 207 jours. Il avoue n’avoir aucune morale. Il se bat pour son honneur. Il pense que la guerre est un mal nécessaire pour relancer la croissance. Il a tenté de s’immoler en s’aspergeant d’essence. Il spécule sur les matières premières alimentaires. Il a vu sa famille détruite par sa ruine.
Le premier est un milliardaire dont le témoignage diffusé sur Arte Radio est glaçant d’indignité. Le second est un ancien concessionnaire automobile dont les propos enregistrés par le Bruitagène achèvent de soulever notre indignation. Deux hommes, deux semblables que tout sépare. »
Hervé Marchon, Écrans, Libération / 21 juin 2013

À propos du triptyque La Mort n’est pas une maladie

« La mort n’est pas une maladie
Trois demi-heures de reportage consacrées aux soins palliatifs, diffusées sur l’antenne de Jet FM, une radio de Loire-Atlantique, et en ligne sur le site Le Bruitagène, créé et animé par le collectif nantais du même nom. La mort n’est pas une maladie est donc un triptyque, qui donne à écouter comment les choses se passent lorsqu’on souffre d’une maladie léthale à court terme.

On y pose des questions essentielles : comment vit-on quand on – et tout le monde autour – sait qu’on va mourir ? Quelles douleurs faut-il surmonter, quelles discussions peut-on mener avec le corps médical, quelles étapes faut-il traverser pour accepter l’idée de sa propre fin, comment en parler avec ses proches ? Le travail des documentaristes est exemplaire, car tous les écueils sont évités : excès de compassion, voyeurisme, misérabilisme, indécence. On est dans l’intime, certes, mais un intime universel.
De bout en bout, il n’est question que d’humanité. Et c’est finalement l’apaisement, plutôt que l’épouvante, qui surgit. On ne redoute plus l’échéance, parce qu’on y acquiert la certitude que la vie peut être belle, et même embellie, jusqu’au bout. Les propos diffusés ont été recueillis au CHU de Nantes. »
Aude Dassonville, Télérama.fr / 7 février 2013

« Attentifs jusqu’au bout
Il a un cancer en phase terminale. Il va mourir et il le sait. Sa famille aussi. Ils ont tous pris avec soulagement son transfert en unité de soins palliatifs où, ils le pensent, il pourra « mourir de façon apaisée ». Le collectif de création sonore Le Bruitagène a enregistré la conversation qu’ils ont avec la soignante du service. Elle leur confirme, d’une voix douce, qu’elle est là pour « faire attention aux gens dans leurs derniers instants ». Les journalistes ont aussi interrogé les collègues (médecins, infirmières…) de l’unité mobile de soins de support et de soins palliatifs de l’Hôtel-Dieu et de l’unité fixe de soins palliatifs de l’hôpital Laennec, à Nantes, pour savoir pourquoi ils ont choisi d’exercer dans ces services « tabous ». Comment font-ils, se demande-t-on souvent, pour ne plus être dans le « guérir » et pour faire face à la souffrance, jour après jour ? Malgré la certitude d’apaiser des souffrances tant psychiques que psychologiques, le doute, parfois, surgit.
L’émission en ligne La Mort n’est pas une maladie capte, en trois reportages, des moments douloureux mais précieux. Les paroles s’inscrivent dans la durée, entrecoupées de sons de cordes de violon. »

ASH Actualités Sociales Hebdomadaires, n° 2787 / 14 décembre 2012

« Soins palliatifs, un webdocumentaire pour mieux comprendre
Les soins palliatifs sont rarement à l’honneur. On en parle peu, comme si ce moment, à la limite entre la vie et la mort, était plus tabou encore que la mort. Plus simple de dire les condoléances ou encore de vivre les dernières journées lucides d’un proche que d’accompagner quelqu’un vers une mort proche et inéluctable.
Le collectif Bruitagène a proposé plus d’une heure 30 de reportage audio réalisé en collaboration avec le CHU de Nantes sur les soins palliatifs qui s’intitule La Mort n’est pas une maladie.
Le documentaire se fait en trois épisodes. Le premier suit un docteur et un patient dans leur vie quotidienne et nous fait entrer dans la réalité des soins palliatifs. Le deuxième épisode rend compte de la dimension familiale de l’unité de soins palliatifs : lieu par excellence du collectif : patient, proches et personnels soignants. Enfin le troisième épisode est plus onirique et laisse place à une divagation agréable sur les différents aspects de cette unité de Nantes.
Pour une fois que ce type de reportages est diffusé nous vous le recommandons fortement. »

Blog Pompes Funèbres / 6 octobre 2012

« Les Mots de la fin
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Aude Dassonville,
Télérama (TTT) / 29 septembre 2012

« La mort n’est pas une maladie est une création doublement originale : par sa forme, puisqu’elle se présente comme un documentaire sonore, et surtout par son objet plutôt inédit, les soins palliatifs, à travers le regard des patients et leurs familles et du personnel du CHU de Nantes. »
Maxime Bourdier, Rue 89 / 17 septembre 2012

« […] Médecins, infirmières et aides soignants en discussion avec des patients qui basculent lentement, à leur rythme, vers l’idée de la mort. Fin de l’histoire médicale, début de l’histoire personnelle. C’est cette progression qu’on écoute ici, dans l’intimité des chambres d’hôpital, sur fond de bruit des appareils médicaux. C’est fort et pudique. »
Hervé Marchon, Écrans, Libération / 7 septembre 2012